L’Accréditation des Organismes par le CRESAC garantit la Qualité des Prestations aux Populations

Prof. Daniel E. SESS

Abidjan, 24 sept 2021 (AIP)- L’accréditation des organismes et laboratoires permet de garantir aux populations « l’accès à des prestations, des services, des produits de qualité avérée et non simplement attestée par les prestataires, fournisseurs de services ou autres producteurs eux-mêmes », affirme le Secrétaire exécutif du Centre régional d’évaluation en éducation, environnement, santé et d’accréditation en Afrique (CRESAC), Pr Sess Essiagne Daniel.

Professeur émérite de Biochimie de l’Unité de formation et de recherches (UFR) des Sciences médicales de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Sess Essiagne Daniel explique que l’accréditation est « gage de notoriété des entreprises », selon un communiqué transmis jeudi 23 septembre 2021 à l’AIP.

Différente des certifications ou des agréments, l’accréditation est comparable à un processus d’audit, qui intervient comme un second niveau de contrôle, au sommet de la pyramide de la confiance.

« L’accréditation permet de briser les barrières commerciales et de faciliter les échanges commerciaux en favorisant l’instauration de la confiance entre les diverses parties intéressées en ce qui concerne la qualité des prestations, des produits et des services offerts, tant au plan national qu’international », explique M. Sess.

Activité d’évaluation de la conformité, des analyses médicales par exemple, les essais, les étalonnages, la production de matériaux de référence, l’organisation de comparaisons entre laboratoires, l’inspection, la certification, elle permet aux organismes d’être compétitifs, de satisfaire leurs clients, donc de les fidéliser et d’être pérennes, poursuit le scientifique.

Il souligne que l’accréditation diffère de la certification, qui elle, donne l’assurance qu’un produit, un service ou un système est conforme à des exigences spécifiques préétablies et consignées dans une norme ou un référentiel.

En la matière, les organismes de certification sont des organismes d’évaluation de la conformité (OEC) qui peuvent se faire accréditer par un organisme d’accréditation tel que le CRESAC, afin de démontrer leur compétence à exercer l’activité de certification, selon les normes internationalement admises.

Le CRESAC a formé 30 évaluateurs qualité, spécifiquement à l’évaluation des laboratoires de biologie médicale par une formation combinée aux normes Iso 15189 et Iso 19011 (Audit des systèmes de management) selon les normes de formation édictées par la faitière (ILAC).

Le CRESAC a mené près de 500 missions d’évaluation en Côte d’Ivoire, en Afrique de l’ouest, et dans d’autres régions d’Afrique notamment en Afrique centrale, notamment au Gabon de concert avec le Comité français d’accréditation (Cofrac).

Le CRESAC a apporté un appui à l’évaluation et à l’accréditation dans le secteur de l’éducation au profit du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de Côte d’Ivoire et du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES).

Ses activités ont été sanctionnées, le 11 avril 2018, par une décision du gouvernement ivoirien portant approbation et signature de la Convention internationale du CRESAC, à travers un État de siège.

« Avec l’adoption des modalités de l’accréditation des laboratoires de biologie médicale en Côte d’Ivoire, on peut globalement dire que le bilan est positif. Mais nous reconnaissons humblement qu’il reste beaucoup à faire. La question de la qualité est une œuvre de longue haleine », prévient le secrétaire exécutif.

Le CRESAC a été créé en avril 2005 en Assemblée constitutive par le Bénin, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Gabon et le Sénégal avec pour ambition de doter ces Etats membres d’un outil efficace visant à promouvoir la qualité des prestations offertes par les organismes d’évaluation de la conformité dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement.

Ce projet est à l’initiative des universités Cheick Anta Diop (Sénégal), Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire), Omar Bongo (Gabon), Parakou (Bénin) et Yaoundé 1 (Cameroun). La Côte d’Ivoire en abrite le siège.

(AIP)

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